Singapour, lundi 2 juillet 2012 (J+328)

Publié le par journaldebordmadeinsingapour

La traditionnelle virée du dimanche aura été un peu moins excitante mais tout aussi instructive hier : direction le service des urgences de l’hôpital du Mount Alvernia.

Suite à une douleur persistante au ventre, Arno m’a expédié consulter un docteur qui suppute une belle crise d’appendicite. Direction le gros hôpital privé du quartier. Pourquoi privé ? « parce qu’on y attend moins » dixit Dr Shang.

5h plus tard, pas d’appendicite et le traitement habituel ici, quelle que soit la maladie : panadol (=doliprane) + antibios. Les miens ne sentent pas la fraise mais ça ressemble au traitement contre le mycoplasme et la bronchite de Charlotte mais aussi les mycoses ou l’infection du bobo de Mathilde.

Je médis mais je ressors aussi soulagée de 1200$ (=751 euros au taux du jour).

Au-delà de cette aventure, c’est pour nous une découverte un peu plus approfondie du système de soins à l’anglo-saxonne. Singapour dispose des meilleurs établissements au monde et d’un niveau de santé de sa population exceptionnel. Mais le rapport à la médecine (au-delà des usages traditionnels chinois) y est très différent, avant tout basé sur un rapport marchand auquel nous, Français élevés à la Sécurité Sociale, sommes peu habitués.

Vous y découvrez ainsi que vacciner votre enfant a un cout moyen de 300$ par vaccin et que faire un bilan sanguin coute au moins 100 euros. Mais plus troublant, vous pouvez CHOISIR vos vaccins (avec discount possible pour le package lah) : chickenpox (varicelle) or not ? mais également choisir les outils de votre diagnostic santé : scanner ou attendre chez vous ? cf mon vécu d’hier, vous devinerez à la facture que j’ai choisi l’option scanner plutôt que risque de péritonite nocturne.

Le tout SANS avis médical. Concrètement plusieurs fois nous nous sommes trouvés face à des médecins nous donnant les choix possibles, tarifs à la clé, mais sans recommandation de professionnel. Troublant pour nous qui faisons sans doute une confiance trop aveugle à la caste de ceux qui savent (après tout Knowledge is a weapon) mais qui après tout ne sommes pas des pros de la médecine ou des parents très kiasu.

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